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Reconnaître et comprendre la dépendance chez les adolescents peut être difficile
Reconnaître et comprendre la dépendance chez les adolescents peut être difficile
Posted on 07/07/2017
Article de Christine Peets 
 
L’été est un bon moment pour que les enfants se reposent, passent du temps avec leurs amis et découvrent de nouveaux environnements et de nouvelles activités. Parfois, ces nouveaux environnements et activités ne sont pas toujours des plus sains et peuvent leur attirer des ennuis. Cela pourrait être, ou mener à, un problème de dépendance et le reconnaître et le comprendre peut être difficile pour les parents.  
 
« Avant d’aller chercher des problèmes ou de sauter aux conclusions, les parents doivent comprendre en premier lieu pourquoi les enfants voudraient essayer des drogues ou de l’alcool », dit Mike Beauchesne, directeur général du Centre de traitement pour jeunes Dave Smith, qui offre des services de conseil et de traitement aux adolescents de 13 à 21 ans et à leurs familles. Le centre est situé à Ottawa, mais travaille avec des adolescents de partout en Ontario. Des établissements résidentiels sont situés à Carp pour les jeunes femmes et à Carleton Place pour les jeunes hommes.  
 
« Il est important d’encourager les parents à voir au-delà du développement normal des adolescents, car certains signes de dépendance sont similaires chez les adolescents », dit M. Beauchesne. « On ne peut pas les regarder isolément les uns des autres ». 
 
Parmi les signaux d’alarme à surveiller, citons un sentiment de dépression qui perdure plus de deux semaines, tout signe de vouloir atténuer la douleur, vouloir prendre quelque chose pour aider à relaxer ou à se sentir moins anxieux. Les enfants peuvent ressentir de l’ennui ou de la solitude, alors ils recherchent un cercle d’amis et un sentiment d’appartenance. Ils peuvent se sentir un peu rebelles ou vouloir se distinguer. Ils peuvent aussi être curieux des effets des drogues ou de l’alcool, surtout s’ils connaissent d’autres enfants qui ont essayé ou qui essaient ces substances.  
 
Avec l’été, les parents peuvent avoir un peu plus de temps, travaillant moins d’heures ou étant capables de prendre quelques jours de vacances, afin de surveiller davantage les activités de leurs enfants, dit M. Beauchesne. 
 
Y a-t-il eu un changement dans leur cercle d’amis ou sont-ils à l’écart du groupe et passent-ils plus de temps seuls? Manquent-ils l’école - soit en se levant et en arrivant en retard ou en quittant plus tôt? Ontils perdu de leur intérêt pour certaines activités comme le sport ou la musique? Leurs notes ont-elles baissé, soit soudainement ou observez-vous une baisse graduelle?  
 
« Prise isolément, aucune de ces observations n’est un problème en soi, mais si les parents s’aperçoivent que ces comportements commencent à se produire, peut-être est-il temps pour eux de parler à leur adolescent(e) », ajoute-t-il.  
 
Des changements dans leurs habitudes alimentaires ou de sommeil, une perte ou un gain de poids soudain, des odeurs de fumée ou d’alcool sur leurs vêtements et la possession de l’« attirail du drogué » (briquets, papiers, petits sacs au contenu suspect, etc.) sont aussi d’autres signes.  
 
Alors, comment les parents peuvent-ils aborder ce problème? Tendre la main à son enfant dans un contexte d’amour et de soutien est important, de même que choisir le moment opportun. Les parents doivent aussi être prêts et connaître les options de traitement qui sont disponibles dans leur région, en 
commençant par leur médecin de famille et les professionnels de la santé mentale de leur communauté. Un ami de la famille, un professeur ou un entraîneur de l’enfant ou, selon le système de croyance de la famille, un membre du clergé, peut être en mesure d’offrir du soutien et des ressources.  
 
« Les parents reconnaissent difficilement que leur enfant a un problème et peuvent ne pas aller chercher de l’aide par peur d’être blâmés ou jugés », dit M. Beauchesne. « Ils doivent mettre cela de côté ». 
 
« Ils doivent s’informer des options disponibles. Le secteur des traitements n’est pas toujours facile d’accès; ils doivent donc défendre les droits et intérêts de leur enfant et être prêts à s’impliquer dans le processus de traitement. » 
 
Mener et apprendre par l’exemple afin d’avoir un style de vie familial plus sain est aussi important et il ne faut pas uniquement se concentrer sur l’usage, l’abus ou l’abstinence des drogues et de l’alcool. Profiter des vacances scolaires et des congés de travail pour pratiquer un nouveau sport ensemble, voyager - même si ce ne sont que des excusions d’une journée - et passer du temps en famille peut être tout ce qu’il faut. Souvenez-vous de ce que Dorothée a dit à la fin du « Magicien d’Oz », que si elle « ne pouvait pas trouver ce qu’elle recherche dans sa propre cour, c’est qu’elle ne l’avait peut-être jamais perdu pour commencer. »  
 
Jetez un coup d’œil au compte Twitter du Comité de participation des parents du Upper Canada District School Board (UCDSB-PIC), https://twitter.com/UCDSBPIC afin de trouver des liens vers des articles et des conseils sur les façons de vous impliquer comme parents. Comme le dit la devise, « Où que vous soyez, soyez-y TOTALEMENT ». Vous trouverez aussi des messages intéressants, des photos, etc., sur leur page Facebook, https://www.facebook.com/UCDSB.PIC/. 
 
En étant présent auprès de vos enfants, vous aurez une meilleure idée de ce qui se passe et vous serez davantage capable de reconnaître et de comprendre les problèmes avant qu’ils ne dégénèrent.  
 
Christine Peets est l’écrivaine en résidence du Comité de participation des parents de l’Upper Canada District School Board (UCDSB-PIC).  
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