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Intéressé par la "discussion sur le cannabis"?
Intéressé par la "discussion sur le cannabis"?
Posted on 04/14/2017
Intéressé par la « discussion sur le cannabis »? Article de Christine Peets 
 
Les parents se sentent-ils réellement prêts à aborder le sujet de la drogue avec leurs enfants? Étant donné la législation en préparation sur la marijuana (cannabis) et sa légalisation prochaine ainsi que toute l’attention médiatique portant sur les opioïdes, il est important d’en parler. De quelle manière devriezvous parler des drogues à vos jeunes? Trouvez ce qui les intéresse. Écoutez-les. Abordez d’autres sujets avec eux. Posez-leur des questions de manière à leur prouver que vous vous souciez de ce qu’ils font sans que vous ayez à les interroger en détail. Faites-leur savoir que vous les aimez et que vous serez toujours là pour eux.  
 
C’était ce sur quoi portaient essentiellement les messages transmis lors de la présentation de la « discussion sur le cannabis » à l’entrée du stade de Carleton Place, organisée par le Comité de stratégie antidrogue de la ville. Environ 70 personnes de l’auditoire ont posé des questions à une table ronde composée de professionnels du milieu communautaire, ayant eu différents contacts avec des utilisateurs de cannabis. 
 
Voici les participants de ce comité : Morgan Crew, infirmière autorisée de l’équipe de crise en santé mentale du comté de Lanark; Gregory Streng, patrouilleur et agent de sécurité communautaire auprès d’un détachement local de la Police provinciale de l’Ontario; Mike Souilliere, directeur du programme sur la toxicomanie et les troubles concomitants (programme d’intervention précoce) au Centre de santé mentale Royal Ottawa; Mike Beauchesne, rattaché au Dave Smith Youth Treatment Centre; et la Dre Manuela Joannou, urgentiste et médecin de famille qui travaille à Perth et qui s’intéresse particulièrement à la santé mentale et à la psychothérapie.  
 
M. Streng a affirmé qu’il vise un auditoire de jeunes de la 6ᵉ, de la 7ᵉ et de la 8ᵉ années, mais qu’il se retrouve fréquemment dans des écoles secondaires locales. Il constate qu’ils sont au courant du phénomène des drogues et il trouve important de pouvoir se rendre sur les lieux et d’avoir une saine conversation avec eux, et qu’ils le perçoivent comme une ressource communautaire.  
 
« Cela compte vraiment pour eux d’avoir de bonnes informations », a affirmé la Dre Joannou. « Il nous faut nous exprimer avec eux de manière neutre, sans émotion, de manière à présenter des situations qu’ils peuvent comprendre. »  
 
Il faut que les jeunes soient également prêts à nous écouter et à changer, a affirmé Mme Crew. Ils peuvent ne pas toujours se trouver dans le bon état d’esprit pour recevoir l’information, ce qui peut être frustrant. Il vous faut donc, comme pour tenir d’autres importantes conversations, attendre qu’ils soient réellement prêts à vous écouter. Lorsque vous les reconduisez au terrain de sport ou de jeux, surveillez les occasions de parler des choses qu’ils trouvent importantes et intéressantes. Cela peut donner lieu à d’autres conversations plus sérieuses, selon M. Beauchesne.  
 
C’est avec passion que la Dre Joannou s’est exprimée pendant sa présentation et ses commentaires faisaient état de ses préoccupations à l’égard des jeunes qui risquent de perdre leur motivation, ce qui risque de les pousser à prendre de la marijuana. 
 
« C’est important d’offrir aux jeunes un aperçu des occasions qu’ils ont de goûter à la vie, ces activités qui les stimuleront et qu’ils voudront connaître davantage, a-t-elle dit. « Je vois des jeunes qui souffrent de ce que j’appelle le “syndrome du manque de rêves”. Nous devons les aider à se fixer des objectifs. Ils deviennent alors motivés à réussir à l’école, à s’inscrire à un programme d’éducation ou de formation 
postsecondaire et, lorsqu’ils sont mobilisés, ils sont moins enclins à se tourner vers la drogue. »  
 
Si nous voulons que les jeunes soient mobilisés, comme l’affirmait M. Beauchesne, il faut également que nous nous mobilisions. 
 
« Si nous mettons de côté ce qui nous intéresse, si nous éteignons les appareils qui nous distraient et que nous leur parlons de ce que nous pouvons ne pas trouver important mais qui est important pour eux, ils seront alors réceptifs et cela ouvrira la porte à d’autres conversations », a-t-il dit. « Il se peut que cela ne les intéresse pas de nous parler à un âge plus avancé, mais cela pourrait les intéresser s’ils n’ont que 12 ou 13 ans. Nos enfants ne naissent pas accompagnés d’un mode d’emploi et, si c’était le cas, le mode d’emploi pour le premier enfant ne pourrait pas fonctionner pour le deuxième enfant et ainsi de suite, de sorte qu’il nous faut apprendre à connaître nos enfants. »  
 
Pour garder les voies de communication ouvertes, il n’est pas nécessaire de pratiquer des activités qui coûtent cher, affirme M. Streng, il suffit de créer au sein des communautés des occasions telles que la pratique de sports ou d’autres activités qui passionnent les enfants et les familles. Il se peut que les parents ne veuillent pas avoir de « discussion sur le cannabis », mais ces conversations se produiront de manière plus naturelle si vous discutez d’un tas d’autres choses quand vous êtes réunis « en famille ». Vous pouvez avoir une conversation sur la drogue sans toutefois en parler directement, a affirmé M. Souilliere. 
 
Vous pouvez également vous informer auprès du Comité de participation des parents du Conseil scolaire du Haut-Canada pour savoir ce qui se passe dans votre communauté. Consultez la page de Facebook à https://www.facebook.com/UCDSB.PIC pour connaître les informations les plus récentes.  
 
« Nous pouvons discuter de choses tout à fait différentes : les groupes de pairs et l’influence des pairs, l’intimidation, la prise de décision, les valeurs, le bien-être émotionnel », a affirmé M. Souilliere. « Tous ces facteurs peuvent faire en sorte qu’on commence à s’adonner à la toxicomanie pour faire face à ses problèmes et, si vous abordez ces sujets avec les jeunes, vous découvrez alors la raison pour laquelle ils pourraient en venir à prendre de la drogue. » 
 
Gardez les voies de communication ouvertes. Maintenez le dialogue. Faites un pacte avec votre enfant pour l’assurer que vous serez toujours là pour l’aider s’il en a besoin. La « conversation » sera alors plus facile. 
 
Christine Peets est l’écrivaine en résidence du Comité de participation des parents de l’Upper Canada District School Board (UCDSB-PIC). C’est le premier de deux articles sur la « discussion sur le cannabis ». 
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