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Comment réduire le stress du mois de juin
Comment réduire le stress du mois de juin
Posted on 06/09/2017
Article de Christine Peets 
 
Juin est un mois fort occupé : les travaux à remettre, les examens, les nombreuses activités sportives et sociales. Tout cela peut être cause de stress. Il y a toutefois des façons de le réduire. Il est important de connaître la nature de ces agents stressants et de savoir comment les atténuer. 
 
Selon Alison Inglis, psychologue en chef et responsable de la santé mentale de l’Upper Canada District School Board, il est important de comprendre que le stress est une réaction à un stimulus et que les gens ne sont pas tous stressés par les mêmes choses.  
 
« Le stress est un signal qui nous dit de passer à l’action. Parfois, le stress peut être une bonne chose, car il nous aide à accomplir nos tâches ou à résoudre nos problèmes, précise-t-elle. Le hic, c’est lorsque nous ne pouvons pas réagir en temps voulu ou de façon fiable et que la réaction de stress persiste. C’est dans ces moments que nous ressentons les effets négatifs du stress sur notre santé mentale et physique. » 
 
Les élèves ont beaucoup à faire en ce temps de l’année et les transitions peuvent être difficiles à vivre pour eux. C’est la saison de la remise des diplômes et du bal des finissants, événements heureux qui peuvent toutefois stresser certains élèves. En outre, les jeunes doivent passer des examens et terminer certains projets, ce qui peut avoir pour conséquence de modifier leurs horaires d’études, leurs rythmes de sommeil et leurs habitudes alimentaires, changements résultant du stress qu’ils vivent et qui constituent des signes précurseurs. 
 
« Ces changements peuvent être temporaires et causés par un certain examen ou un certain devoir. Il faut toutefois examiner leur fréquence, leur intensité et leur durée pour déterminer s’ils s’inscrivent dans un problème plus important, ajoute-t-elle. Les parents doivent discuter avec leurs enfants de tout changement dans leurs habitudes, leur humeur ou leur conduite qui devient de plus en plus récurrent, qui dure des semaines durant, voire plus longtemps, et qui nuit à leur rendement scolaire ou les empêche de profiter pleinement de la vie. » 
 
Écrivaine et conférencière sur l’art d’être parents, et mère de quatre enfants, Ann Douglas donne un exemple de ce que peuvent dire les parents qui veulent avertir leur enfant qu’il passe trop de nuits à étudier : « Ouf, il était vraiment tard hier soir lorsque tu es monté te coucher après avoir fait ton devoir à la cuisine ».  
 
« Il vous suffit de lui raconter ce que vous avez observé et de lui donner la chance de discuter des devoirs supplémentaires qu’il fait, des heures qu’il consacre à se préparer à un certain examen ou des soucis qu’il se fait, déclare-t-elle. Évitez de proposer tout de suite votre propre solution ou de régler son problème. Essayez plutôt de valider les sentiments qu’il éprouve, compte tenu de sa situation. »  
 
Après que l’enfant a exprimé ses sentiments, les parents peuvent alors faire appel à leur intuition et essayer de voir s’il y a un problème sous-jacent.  
 
En ce début d’été, Mme Inglis suggère aux familles de chercher des façons d’adopter un rythme plus lent lorsqu’elles deviennent plus occupées ou que leur routine est perturbée. Les familles qui ont la chance que leurs enfants participent à des activités estivales (sports, camps de jour) s’adaptent souvent mieux à la transition entre l’année scolaire et l’été, alors que, pour d’autres, c’est l’inverse. Une famille peut se faciliter la vie, selon Mme Douglas, en collaborant avec une autre − en soupant ensemble, en covoiturant 
ou en participant à des activités à tour de rôle. Il faut aussi que les parents sachent reconnaître quand ils en ont trop sur les épaules.  
 
« Il est important que tous les membres de la famille prennent soin d’eux-mêmes et ne se montrent pas trop exigeants envers eux-mêmes, et que les enfants apprennent cette façon de voir de leurs parents », ajoute Mme Inglis.  
 
« Il est important de prendre le temps de s’occuper de soi − de faire de l’exercice, de visiter un ami ou de prendre cinq minutes pour s’asseoir tranquillement dans la cour. Il est aussi important d’expliquer aux enfants ce qu’il faut faire lorsqu’on se sent stressé ou qu’on ne sait pas où donner de la tête et de leur enseigner des stratégies leur permettant de faire face au stress. » 
 
S’il est bon de passer des moments seuls en toute tranquillité, il arrive que l’enfant s’isole de sa famille ou de ses amis et passe tout son temps seul dans sa chambre à jouer à des jeux vidéo ou d’ordinateur. Les parents peuvent servir d’exemples à leurs enfants en adoptant le code d’utilisation des appareils électroniques décrit dans l’article qu’a affiché le Comité de participation des parents de l’Upper Canada District School Board sur sa page Facebook à https://www.facebook.com/UCDSB.PIC. Chroniqueuse et mère d’un enfant, Michelle Hauser vient de rédiger une chronique sur les difficultés qu’elle éprouve à séparer son fils de ses jeux mobiles.  
 
« “OK, tu as maintenant passé assez de temps à jouer avec ton bidule!”, le bidule en question étant un jeu mobile quelconque. C’est là un ordre que mon fils de 10 ans ne connaît que trop bien. Il me fusille du regard bien entendu, mais j’ai réussi jusqu’ici à y survivre... Peut-être que, dans le fond, je suis une mère autoritaire et que je ne veux pas changer ma façon d’élever mon enfant, mais je dois avouer que, la plupart du temps, lorsque je pose la tête sur l’oreiller après une dure journée de labeur − et je dois ajouter qu’en plus de la guerre des jeux vidéo, il y aussi celle sur les fruits et légumes à lui faire manger, celle sur les devoirs à lui faire faire, celle sur les tâches ménagères auxquelles il doit participer et celle sur les dents qu’il doit se brosser − je ne suis pas sûre s’il existe des façons plus efficaces de l’élever que de le pousser constamment. » 
 
Mme Hauser ajoute qu’il est important d’avoir un allié, son mari dans son cas. « S’il est un avantage qu’une famille biparentale confère aux parents, écrit-elle, c’est la capacité de se relayer qu’elle donne aux deux coureurs qui disputent ce marathon monotone. Lorsque je tombe malade à force de pousser mon fils et de lui casser les pieds, mon mari prend le relai, et vice-versa. Nous formons ainsi un duo imbattable. »  
 
Mme Douglas ajoute qu’il est important d’obtenir le soutien des autres membres de la famille ou de ses amis, surtout lorsqu’on en a beaucoup sur les épaules. Elle ajoute que les parents doivent se souvenir que le mois de juin est un sprint, et non un marathon, et qu’ils peuvent décider de reporter certaines activités de façon à donner à tous la chance de reprendre leur souffle.  
 
« Profitez de l’été pour recharger vos batteries, pour reprendre contact avec les autres membres de votre famille et pour prendre une pause. Comme ce sont les parents qui “donnent le la” à la famille, il s’ensuit que, s’ils sont plus détendus, les enfants le seront aussi. Ainsi, toute la famille aura plus de facilité à passer une période occupée. » 
 
Christine Peets est l'écrivaine en résidence du Comité de  participation des parents District School Board (UCDSB-PIC) 
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