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Appui à la discussion sur le cannabis"
Appui à la discussion sur le cannabis"
Posted on 05/19/2017
Appui à la « discussion sur le cannabis » Article de Christine Peets  
 
Avoir une « discussion sur le cannabis » avec des préadolescents et des adolescents peut ne pas être la chose la plus facile à faire pour un père, une mère, un tuteur ou un autre adulte sensible à la question, mais c’est une question importante. C’est surtout important depuis l’arrivée prochaine de la légalisation du cannabis (pot, marijuana). Jusque-là, le fait qu’il soit toujours interdit d’en posséder pourrait dans les faits jouer en faveur des adultes.  
 
« Vous pouvez vous servir de l’argument juridique parce que nous ne voulons absolument pas voir les enfants faire face au système de justice pénale », a affirmé Greg Streng, patrouilleur et agent de sécurité communautaire auprès d’un détachement local de la Police provinciale de l’Ontario.  
 
M. Streng était l’un des cinq participants de la table ronde, invités à prendre part le 20 avril à une réunion publique du Comité de stratégie antidrogue de Carleton Place avec les parents de la région. Parmi les 70 personnes présentes se trouvaient également des grands-parents, des enseignants, des travailleurs sociaux et des professionnels de la santé. M. Streng a été suivi de Morgan Crew, infirmière autorisée, qui fait partie de l’équipe de crise en santé mentale du comté de Lanark; de Mike Souilliere, directeur du programme sur la toxicomanie et les troubles concomitants (programme d’intervention précoce) au Centre de santé mentale Royal Ottawa; de Mike Beauchesne, rattaché au Dave Smith Youth Treatment Centre; et de la Dre Manuela Joannou, urgentiste et médecin de famille qui travaille à Perth et s’intéresse particulièrement à la santé mentale et à la psychothérapie.  
 
Au début de la réunion, un certain nombre de données statistiques ont été présentées. Ces statistiques, bien qu’elles soient alarmantes, pourraient être une source d’informations utiles sur les drogues, en particulier le cannabis, pour les parents qui souhaitent, le moment venu, avoir une discussion. Voici certains renseignements qui ont été présentés : selon les statistiques récentes des Nations Unies, les Canadiens sont les troisièmes plus grands consommateurs de cannabis parmi les nations industrialisées et les jeunes ayant de 15 à 24 ans sont les plus importants consommateurs. Tous les deux ans, le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) de Toronto mène le Sondage sur la consommation de drogue parmi les élèves de l’Ontario (SCDEO). Comme M. Streng l’a fait remarquer, les informations recueillies par le SCDEO sont importantes, mais elles ne relèvent que les élèves qui fréquentent toujours l’école et qui reconnaissent prendre de la drogue. Mme Crew et la Dre Joannou ont parlé des jeunes qui se présentent à la salle d’urgence et reconnaissent utiliser de la marijuana pour traiter leurs problèmes d’anxiété; ils ne comprennent pas encore que leur consommation de drogue peut dans les faits aggraver ces problèmes.  
 
« Ils affirment utiliser la marijuana pour se traiter », affirme Mme Crew, « et, bien qu’ils puissent consentir à faire d’autres changements dans leur vie pour remédier à l’anxiété, à la dépression ou à d’autres situations, la dernière chose à laquelle ils vont songer est d’arrêter de consommer de la drogue. L’information que nous leur donnons ne suffit pas à les convaincre des effets secondaires négatifs et des effets sur le développement du cerveau. » 
 
La marijuana peut avoir un impact négatif sur la mémoire, la capacité de prendre des décisions et de résoudre des problèmes, la coordination, l’appétit, l’humeur et la motivation, et des études récentes suggèrent que plus une jeune personne attend pour faire l’expérience de la marijuana, meilleurs sont les résultats. Nous avons maintenant à l’appui la preuve que le cerveau continue à se développer jusqu’à l’âge de 25 ans. Il est donc possible que la drogue ait un effet négatif sur le cerveau. Bien sûr, comme l’a 
fait remarquer M. Streng, votre jeune peut prétendre que cela ne s’applique pas à lui et qu’il est une exception. Il serait donc inutile de lui faire peur en lui citant des données statistiques. Mais le fait d’avoir les données publiées dans les études et les rapports les plus récents est quand même important si vous voulez avoir une conversation rationnelle et non chargée d’émotivité. 
 
« Vous pouvez lui demander ce qu’il sait sur la question ou ce qu’il a entendu dire à ce sujet et vous pouvez, ensemble, chercher l’information disponible sur Internet, puis établir les faits », a ajouté M. Streng.  
 
Les préoccupations face à la légalisation prochaine [du cannabis] ont été à l’ordre du jour dans nos entretiens, mais non les points favorables ou défavorables de la législation, aucun politicien n’ayant été présent à la réunion pour discuter ou défendre les politiques annoncées.  
 
La Dre Joannou a fait remarquer que la légalisation pourrait avoir comme principal avantage la réglementation accrue du produit alors que, dans la situation actuelle, en l’absence d’une réglementation, la marijuana introduite en mélange avec d’autres drogues plus nocives telles que le fentanyl ou l’héroïne peut générer des problèmes plus graves. Grâce à la réglementation, il serait plus facile d’enrayer les effets nocifs de la marijuana. Elle a allégué que cela pourrait donner lieu à un échange qui expliquerait pourquoi les jeunes se tournent vers le cannabis pour satisfaire leurs besoins médicaux ou sociaux particuliers, et explorerait d’autres moyens permettant de combler ces besoins.  
 
Le fait que le cannabis relève du domaine de la santé plutôt que de celui de la justice pénale pourrait être une bonne chose, mais M. Streng a affirmé qu’il est important que le gouvernement examine tous ces problèmes et qu’il y remédie par une législation judicieuse.  
 
M. Beauchesne a affirmé que le crime organisé en relation avec la marijuana et d’autres drogues continuera d’exister de sorte que les professionnels de la santé, entre autres, devront « considérer la situation dans son ensemble ».  
 
L’essentiel, selon tous les participants de la table ronde, c’est de mettre les informations à la disposition des jeunes, car c’est la meilleure façon de bien les informer, et c’est ce qui se produit le plus souvent à l’issue de réunions comme celle-ci. Des rencontres communautaires sur les opioïdes, particulièrement le fentanyl, sont également organisées par des bureaux de santé locaux. Vous pouvez en savoir plus en consultant la page de Facebook portant sur le Comité de participation des parents du Conseil scolaire du Haut-Canada https://www.facebook.com/UCDSB.PIC. Avoir en main les faits pourra aider les parents lors de cet « entretien sur la drogue » qui, bien qu’il ne soit pas facile, est important.  
 
 Christine Peets est l’écrivaine en résidence du Comité de participation des parents de l’Upper Canada District School Board (UCDSB-PIC). Cet article est le dernier d’une série de deux sur le thème de la « discussion sur le cannabis ».
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